Les soirées Sofrito s’invitent sur disque avec une sélection faite d’épuisants et suffocants allersretours entre Afrique et Amérique Latine. Et déconseillée en cas de problèmes respiratoires. Car en Afrique, c’est hammam musical. Clubs combles et bas de plafond, aération inexistante. Complètement possédées par la pulsation funk, les cadences locales sont capables de se débonder sur un riff de guitare jusqu’à ce que coupure de courant s’en suive. Passé l’Atlantique, l’air n’est pas plus frais. Le soleil tape si fort sur la cumbia que son reflet sur les cuivres ajoute quelques degrés. Même les soufflets des accordéons et les effets de jupes des danseuses ne peuvent faire baisser le mercure. Reliés par la plaque tournante des Caraïbes qui vient mettre son grain de rythmes chaloupés et de nonchalance, les deux continents s’ébrouent sur des claviers électriques et les percussions impérieuses ne laissent d’autre choix que de déhancher et de tortiller. Ouvrez les fenêtres, on crève de chaud !